Noces pour Noces
Création pour 8 danseurs.euses et un musicien Live
création 2027 Voir le calendrierAprès Bal Clandestin, nous souhaitons poursuive notre exploration des rituels collectifs avec NOCES pour noces, une création qui interroge l’union et le mariage comme espace de tension entre amour et institution, entre liberté et tradition.
Le mot noces est à lui seul un territoire symbolique.Il convoque les échos de Stravinsky, dont la partition Les Noces exaltait la puissance du collectif et la transe rituelle ; ceux de Shakespeare, dans Mesure pour mesure, où l’union devient enjeu moral et politique ; et enfin, la poésie de Mahmoud Darwich, qui évoque la noce comme métaphore de la vie, de la perte, de l’exil et de l’attente un mariage entre l’intime et l’Histoire.
Ces héritages nourrissent notre geste chorégraphique. À travers des danses rituelles de mariage issues de cultures diverses, nous tissons ici un langage qui oscille entre célébration et révolte. Les corps se rassemblent, se défient, se séparent ; les gestes se transmettent, se détournent, s’émancipent. C’est une convocation de noces plurielles, réelles et imaginaires, où se rejouent nos liens, nos croyances, nos désirs d’union et nos résistances à toute forme d’assignation.
NOCES pour noces est une cérémonie contemporaine.
Un espace où la fête devient réflexion, où la danse fait acte d’amour et de désobéissance.
Une invitation à célébrer autrement à réinventer ensemble le sens d’aimer, de s’unir, de se relier.
MISE EN ŒUVRE
NOCES pour noces est né d’une question simple : qu’exige encore aujourd’hui l’idée de s’unir ?
Dans une époque où les appartenances se déplacent, où les traditions se discutent, où les identités se recomposent, la notion même de mariage devient un terrain mouvant. Nous ne cherchons pas à reproduire un rituel, mais à en éprouver les tensions : amour ou institution ? choix ou assignation ? célébration ou norme sociale ?
Très vite, le travail s’oriente vers la multiplicité : non pas une noce, mais des noces réelles, rêvées, contestées, réinventées. Dans la salle de répétition, une question revient sans cesse : comment faire entendre, non pas un récit de mariage, mais les imaginaires accumulés autour de ce mot ?
C’est cette résonance qui convoque Stravinsky, Shakespeare, et Mahmoud Darwich : non comme références savantes, mais comme des voix qui permettent de comprendre combien les noces appartiennent à l’histoire des arts, à la mémoire collective, aux récits de l’exil et de la communauté.
À partir de là, une ligne de travail s’affirme : le rituel n’est jamais un geste innocent. Il engage nos corps, nos origines, nos croyances, nos désirs de liberté. La danse devient l’espace où ces tensions peuvent s’éprouver, se défaire, se transformer. Nous explorons les gestes venus des mariages du monde, non pour les reproduire, mais pour écouter ce qu’ils portent : promesse, fête, assignation, joie, transmission, parfois contrainte. Chaque danse devient un terrain d’enquête : comment ces gestes circulent-ils ? que racontent-ils du collectif ? que laissent-ils au corps une fois déplacés dans un espace contemporain ?
Peu à peu, l’idée d’une mise en œuvre se dessine. Le public ne sera pas témoin silencieux : il sera invité, convié, peut-être impliqué. Le dress code proposé n’est pas un artifice, mais le premier seuil du rituel : entrer dans la fête, accepter de jouer le jeu, sans savoir encore lequel. L’espace s’ouvre, la musique enveloppe, les corps circulent. Plus de centre unique : une communauté éphémère se constitue, faite de regard, de présence et de circulation.
Alors la question prend une autre forme : qui se marie ? Les interprètes ? Les spectateurs ? Les cultures qui s’entremêlent ? Ou bien cette assemblée improvisée, réunie le temps d’une cérémonie dont personne ne connaît le dénouement ?
Le travail chorégraphique avance ainsi : comme une enquête sur ce que pourrait signifier s’unir en 2025, dans un monde traversé par la mémoire des traditions mais habité par le désir de réinventer le sens du lien. À chaque étape, une même intention : faire de la scène un espace partagé, où la danse n’affirme pas une vérité, mais ouvre une possibilité celle de rêver, ensemble, d’autres façons d’être liés
Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou,
Chorégraphes nés à Tunis et installés à Lyon, fondent en 2005 la Compagnie CHATHA. Leur travail, reconnu en France et à l’international, explore les liens entre corps, société et politique, en mêlant danse contemporaine, vidéo et musique live.
Entre 2010 et 2014, le duo assure la direction artistique du Festival International de Carthage en Tunisie, puis, en 2011 et 2012, la direction du Festival Les Rencontres Chorégraphiques de Carthage – Tunis Capitale de la Danse.
Ils sont artistes associés au Théâtre Louis Aragon (2011–2013), puis à la Maison de la Danse de Lyon (2014), et mènent des résidences longues à Bonlieu – Scène nationale Annecy et au Moussem Nomadisch Kunstencentrum à Anvers puis à Bruxelles. Ils reçoivent également plusieurs cartes blanches importantes, notamment au Mucem à Marseille, au Kampnagel à Hambourg et au Festival des Francophonies en Limousin.
De 2016 à 2018, ils poursuivent leur compagnonnage à VIADANSE – CCN de Belfort Bourgogne-Franche-Comté, où ils créent le projet participatif Les Planeurs en partenariat avec Les 2 Scènes – Scène nationale de Besançon.
Depuis 2012, ils sont membres du Comité Danse en Afrique de l’Institut français – Paris.Le mandat de Hafiz Dhaou se termine en avril 2026 lors de la Biennale de la danse en Afrique au Sénégal, Ils collaborent également au symposium Dewan en Jordanie.
De 2020 à 2024, ils sont artistes associés à l’Espace des Arts – Scène nationale Chalon-sur-Saône. En 2020 ,
ils crée le Studio CHATHA, espace de création de 300m² situé dans le 8e arrondissement de Lyon, à proximité de la Maison de la Danse. Hafiz Dhaou a sièger à la commission danse de la DRAC Auvergne–Rhône-Alpes, mandat qui s’est achèvé en 2025 et C’est Aïcha M’Barek qui siègera pendant les deux prochaines années.
En 2023, Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou sont nommés Chevalière et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par Rima Abdul Malak, alors ministre de la Culture.
distribution
Conception mise en scène et chorégraphie
Aïcha M’Barek & Hafiz Dhaou
avec Stéphanie Pignon , Johanna Mandonnet, Sakiko Oishi, Fabio Dolce, Aristide Desfrère, Damiano Bigi , Meriem Bouajaja, reste un danseur ou danseuse en cours de recrutement Lumières Xavier Lazarini Univers sonore Hafiz Dhaou Composition et musique live Ahmed Alias Benjemy Régie Sonore Christophe Zurfluh Costume Aïcha M’barek Diffusion: Aïcha Boutella (Encore un tour)
Durée : 1h15 environ
production / coproduction
Production Compagnie CHATHA Co-productions (en cours de construction):
Espace des Art Scène nationale de Chalon-sur-Saône ; La Comédie Scène nationale de Clermont-Ferrand , Théâtre Edwige Feuillère Scène d’intérêt national, Vesoul. En construction avec : La Rose des vents Scène nationale de Villeneuve-d’Ascq ; Maison de la danse de Lyon Accueil studio CCN VIADANSE Belfort direction Héla Fattoumi & Eric Lamoureux ; Studio CHATHA Lyon 8. Accueil en résidence La Comédie Scène nationale de Clermont-Ferrand ; Bonlieu Scène nationale d’Annecy.
Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou sont artistes associés au théâtre Edwige feillére Vesoul.
CHATHA est conventionnée par le ministère de la Culture et de la communicationDdrac Auvergne Rhône-Alpes, et la Ville de Lyon. Elle reçoit le soutien de l’Institut français et de l’Institut français / Ville de Lyon pour ses projets à l’étranger.